- OL : pourquoi les U17 et U19 souffrent-ils autant ?
- OL : l’équipe type de la Formidable Académie 2023-24
- Alexandre Lacazette décisif à l’aller comme au retour : et les autres comebacks à l’OL ?
- OL : de la descente en 2024 à la remontée en 2030, retour sur les cinq saisons de Ligue 2
- De quoi Karl Toko Ekambi est-il l’incarnation ?
- Le problème de l’OL est de couler trop lentement
- Tuto : comment devenir insider OL, même depuis Charleville-Mézières
- « Truc le plus américain que j’ai vu de ma vie »
OL – Roma (4-2) : la Roma, par amour du doux
- Publié le: 10 mars 2017
LES NOTES. Étouffé en première période, flamboyant en seconde, l’Olympique Lyonnais a offert au Parc OL le premier grand match européen de son histoire. Le talent individuel des Tolisso, Lacazette et Fekir a fait la différence face à la Roma. Le match retour la semaine prochaine s’annonce épique.
Jeudi 9 mars 2017, huitième de finale aller de Ligue Europa
Olympique Lyonnais – AS Roma 4-2
Buts : Diakhaby (8e), Tolisso (47e), Fekir (74e) et Lacazette (90e+2) pour l’OL, Salah (20e) et Fazio (33e) pour la Roma
Avertissements : Tousart (62e) pour l’OL, Emerson (41e) et Manolas (66e) pour la Roma
OL : Lopes – Rafael (Jallet, 46e), Mammana (Fekir, 71e), Diakhaby, Morel – Gonalons, Tousart – Ghezzal (Cornet, 76e), Tolisso, Valbuena – Lacazette. Entr. : Bruno Genesio.
Roma : Alisson – Manolas, Fazio, Juan Jesus – Peres, Strootman, De Rossi, Emerson – Nainggolan, Salah – Dzeko. Entr. : Luciano Spalletti.
Lopes 6 – Rafael 3, Mammana 3, Diakhaby 2, Morel 5 – Gonalons 5, Tousart 6 – Ghezzal 2, Tolisso 7, Valbuena 6 – Lacazette 9 + Jallet 7, Fekir 9
On l’a presque oublié après les 45 dernières minutes, mais l’OL a grandement souffert en première période. Le double pivot Maxime Gonalons – Lucas Tousart n’a pas apporté la sérénité escomptée en défense (mince, faudra réessayer encore une fois pour être vraiment sûr que ça ne marche pas !) et les Lyonnais n’ont jamais réussi à ressortir le ballon proprement.
Une faillite collective symbolisée parfaitement par Mouctar Diakhaby, auteur de l’ouverture du score mais qui a aussi montré ses limites techniques sur chaque prise de balle. Après avoir mal lu un ballon long, il a offert l’égalisation à Mohamed Salah en glissant et en lui ouvrant le chemin du but.
C’est quand j’ai vu Naingollan seul en retrait sur un corner que je me suis dit que Genesio avait longuement préparé ce match
— Tito (@BeRbAtOv69) March 9, 2017
Le Diakh’ aurait d’ailleurs sans doute été notre homme du match (à l’envers) si le match s’était arrêté à la pause, quand la Roma menait 1-2. Mais il y a eu une seconde période, remportée 3-0 par l’OL. Revigorés par un but rapide sur un échange superbe entre Corentin Tolisso et Alexandre Lacazette, les Lyonnais ont marché sur les Romains, quitte à laisser parfois des espaces derrière la défense.
Mais les Italiens ont peu à peu baissé le pied et laissé la place pour que le talent individuel des Gones fasse la différence. L’OL en a profité pour prendre le large et deux buts d’avance avant le déplacement au stadio Olimpico la semaine prochaine. Le PSG a prouvé que ce n’était pas forcément suffisant. Mais pour l’heure on s’en fout, trop heureux d’avoir enfin assisté à un grand match européen de cette génération si souvent gâchée par les errances et la mentalité conservatrice de ses entraîneurs successifs.
Genesio n’est pas une burne. Il organise des ateliers d’exploits personnels à l’entraînement. — Pierre Prugneau (@Prugneau) March 9, 2017
Surtout que l’OL a largement de quoi marquer en Italie, et donc se rendre la tâche plus facile. Il faudra pour cela que l’entraîneur fasse les bons choix et permette à ses pépites de s’exprimer. Tout semble en effet plus simple quand des vrais joueurs de football sont sur la pelouse, et à leurs postes. Inutile de dire que le visionnage du match du boulet Rachid Ghezzal a été un long calvaire.
Alexandre Lacazette a été une fois de plus énorme dans le jeu de bout en bout. Son but superbe dans les arrêts de jeu, sous les yeux de Didier Deschamps, a été la juste récompense de ses efforts. Le repositionnement de Maxime Gonalons en défense centrale en fin de seconde période a libéré Corentin Tolisso et Lucas Tousart. Enfin, Nabil Fekir n’a eu besoin que de trois minutes de jeu pour montrer plus de magie que Ghezzal en 70 minutes (voire dans toute sa vie à part six bons mois). Rome ne s’est pas faite en un jour. Lacazette et Fekir l’ont détruite en 20 minutes.
Avec Ghezzal / Avec Fekir pic.twitter.com/xH2HGAZTTN
— Le Libéro Lyon (@LiberoLyon) March 9, 2017
Hugo Hélin
(Photo Europa League)